Généralités
Chaque année, quelques dizaines de milliers de personnes arrivent en fin de leurs droits aux indemnités de l’assurance chômage.
On constate qu’une majorité d’entre elles (6 personnes sur 10) retrouvent un emploi dans les cinq années suivant leur arrivée en fin de droits (AFD), le plus souvent dans la 1ère année suivant l’AFD. Après cinq ans, 2 personnes AFD sur 10 sont cependant toujours en recherche d’emploi et 2 personnes AFD sur 10 se sont retirées du marché du travail. Les jeunes et les personnes ayant un haut niveau de formation ont plus de facilité à réintégrer le marché du travail. Retrouver un emploi est également plus aisé dans le secteur tertiaire.
Bien des personnes AFD ayant réintégré le marché du travail se voient confrontées à des conditions de travail requérant de la flexibilité. Elles travaillent plus souvent sur appel ou en emploi temporaire que les autres actifs occupés. Elles occupent également plus fréquemment des emplois à temps partiel, en particulier les hommes, avec un taux d’occupation inférieur à ce qu’elles souhaiteraient.
La réinsertion des personnes AFD a des conséquences sur le salaire. Le salaire horaire médian des personnes AFD revenues sur le marché du travail est inférieur à celui des autres salariés, mais l’écart diminue avec le temps. Si l’écart de salaire est observé dans tous les groupes de métiers, il est particulièrement marqué dans les professions nécessitant un haut niveau de qualification.
Le taux d’occupation et le salaire se répercutent sur le revenu des ménages. Ceux comptant une personne AFD sont économiquement plus fragiles. Ils sont nettement plus nombreux à recevoir des prestations de soutien que l’ensemble des ménages. Malgré cela, leur revenu disponible équivalent médian se situe au-dessous du seuil de bas revenu.
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